Carnet #13 – Stance

La lande à son tour est pleine de soleil. Les micas brillent. Le chemin descend. Les oiseaux de mer me survolent. Les rocs sont découpés comme des profils. Je sens l’odeur des embruns. A la pointe un homme en ciré sombre, mains croisées dans le dos, contemple l’écume. Les lames se brisent sur la digue du petit port. J’aimerais un jour montrer ces paysages à mon fils, à ma fille. S’ils existent encore, c’est grâce à une série de luttes. Les résistances ici se superposent, les structures tiennent bon dans la tempête. La vie ne sera pas vaincue.

Je retrouve à présent les dunes. Le temps soudain s’est couvert. Les algues sur la plage prennent des formes animales, comme milliers de mollusques échoués. Même si la fatigue me gagne, l’appel, immense, demeure. Un certain sentiment esthétique, ainsi, a partie liée à cette reconnaissance de la vie, de ses structures. Au-delà, les figures minérales, le ressac.

R. P.

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