Carnet #2 – La deuxième personne

Même cette situation, d’allure solitaire, n’est pas faite que de rocs et de routes. Avant tout de rencontres. Je ne serai pas sur ce chemin aujourd’hui sans la générosité d’Hervé et Françoise, de tant d’autres avant. La vie prend sens aussi dans la vérité de ces moments partagés, des galettes, un verre de cidre, des récits qui se croisent. Sans doute, je marche seul, mais pas plus qu’ailleurs l’ego n’est premier. Le sujet ne constitue ni le monde, ni son sens. Le chemin n’est pas mien, non plus l’estran. Toute une toponymie me devance.
Les lieux-dits reviennent à l’essentiel. Une forme de simplicité. Je m’arrête un moment, mon genou le requiert. Pendant que je peins, je vois la marée monter. Les voiles blanches des régates enfantines. L’oeil explore la baie immense. Ronde et tellement plus grande qu’un genou. L’horizon éblouit les douleurs. A intervalles réguliers, les vagues. Je trouve à la vue de l’eau une forme de paix, plus encore face au grand large. L’ombre des roseaux se balance dans le vent.

R. P.

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